Τετάρτη 30 Αυγούστου 2017
ΧΩΡΙΣ ΤΙΤΛΟ
Ετικέτες
ΔΗΜΗΤΡΙΑΔΗΣ (ΔΗΜΗΤΡΗΣ Α.),
ΕΛΛΗΝΙΚΗ ΠΟΙΗΣΗ
Τρίτη 29 Αυγούστου 2017
ΜΕ ΑΚΡΑ ΑΙΣΙΟΔΟΞΙΑ ΑΤΕΝΙΖΩ ΤΟ ΜΕΛΛΟΝ
ΜΕ ΑΚΡΑ ΑΙΣΙΟΔΟΞΙΑ ΑΤΕΝΙΖΩ ΤΟ ΜΕΛΛΟΝ
Το κακό είναι ότι έχω πολλά βιβλία – κάμποσες χιλιάδες. Διασκορπισμένα σε εφτά βιβλιοθήκες και σε ένα υπόγειο. Την πρώτη φορά που πλημμύρισε το υπόγειο, καταστράφηκαν οι σειρές του ΔΙΑΒΑΖΩ, του ΔΕΝΤΡΟΥ, της ΛΕΞΗΣ, της ΜΟΥΣΙΚΗΣ, του ΗΧΟΥ, του ΔΙΦΩΝΟΥ, του ΟΛΥΜΠΙΑΚΟΥ, καθώς και πλήθος μεμονωμένα περιοδικά λόγου και τέχνης. Δεν βαριέσαι, είπα. Περιοδικά είναι, βρίσκονται σε όλες τις βιβλιοθήκες. Και ψηφιοποιημένα! Κι ας είχα εκατοντάδες συνεργασίες στο ΔΙΑΒΑΖΩ, στο ΔΕΝΤΡΟ και στον ΟΛΥΜΠΙΑΚΟ.
Τη δεύτερη φορά που πλημμύρισε το υπόγειο πέταξα γύρω στα πενήντα κουτιά με βιβλία: χαμός! Είκοσι βιβλία να είχε το κάθε κουτί (που είχε πολύ περισσότερα), αμέσως-αμέσως χάθηκαν 1000 βιβλία. Ανάμεσά τους, δυστυχώς, και πολλά βιβλία που είχαν σημαδέψει τη νεότητά μου.
Χτες βρήκα την «κεντρική» βιβλιοθήκη στο σπίτι μου πλημμυρισμένη…
Δεν βαριέσαι… Εδώ χάθηκαν τα «άπαντα» του Ηράκλειτου, και η ανθρωπότητα δεν έπαθε τίποτα απολύτως. Θα πάθει δηλαδή τίποτα, επειδή πέταξα ήδη κάμποσες κούτες πολτοποιημένο χαρτί; Εδώ χάνονται άνθρωποι και το ξεπερνάμε στο άψε-σβήσε… Τα βιβλία θα κλαίμε;
Γι’ αυτό λέω: ΜΕ ΑΚΡΑ ΑΙΣΙΟΔΟΞΙΑ ΑΤΕΝΙΖΩ ΤΟ ΜΕΛΛΟΝ.
Ετικέτες
ΚΕΝΤΡΩΤΗΣ,
ΠΡΟΣΩΠΙΚΕΣ ΑΠΟΨΕΙΣ
ΦΙΛΙΠ ΖΑΚΟΤΕ!
PHILIPPE JACCOTTET
LES NOUVELLES DU SOIR
À l’heure où la lumière enfouit son visage
dans notre cou, on crie les nouvelles du soir,
on nous écorche. L’air est doux. Gens de passage
dans cette ville, on pourra juste un peu
s’asseoir
au bord du fleuve où bouge un arbre à peine
vert,
après avoir mangé en hâte ; aurai-je même
le temps de faire ce voyage avant l’hiver,
de t’embrasser avant de partir ? Si tu m’aimes,
retiens-moi, le temps de reprendre souffle, au
moins,
juste pour ce printemps, qu’on nous laisse
tranquilles
longer la tremblante paix du fleuve, très loin,
jusqu’où s’allument les fabriques immobiles...
Mais pas moyen. Il ne faut pas que l’étranger
qui marche se retourne, ou il serait changé
en statue : on ne peut qu’avancer. Et les villes
qui sont encor debout brûleront. Une chance
que j’aie au moins visité Rome, l’an passé,
que nous nous soyons vite aimés, avant
l’absence,
regardés encore une fois, vite embrassés,
avant qu’on crie « Le Monde » à notre dernier
monde
ou « Ce Soir » au dernier beau
soir qui nous confonde...
Tu partiras. Déjà ton corps est moins réel
que le courant qui l’use, et ces fumées au ciel
ont plus de racines que nous. C’est inutile
de nous forcer. Regarde l’eau, comme elle file
par la faille entre nos deux ombres. C’est la
fin,
qui nous passe le goût de jouer au plus fin.
Ετικέτες
ΓΑΛΛΙΚΗ ΠΟΙΗΣΗ,
JACCOTTET (PHILIPPE)
Δευτέρα 28 Αυγούστου 2017
ΤΖΟΒΑΝΝΙ ΤΖΟΥΝΤΙΤΣΙ!
GIOVANNI GIUDICI
SENSI
Come per quotidiana intimità
che più non ci sorprende del noi stesso
in piena luce in ombra e oscurità
abito non diverso nel tuo sesso:
lo guardo attento insieme a te patisce
il gentile morirsi d’ora in ora,
la lingua ti nomina e lambisce,
la mano ti medita e ti esplora
il respiro ti parla, il tuo tremore
del futuro svuotato m’impaurisce
l’orecchio accosto al cuore
un tempo di brevi momenti scandisce:
dove in te scopro una terra evidente
che nei previsti confini concludo
mia familiare madre e parente
coscienza e corpo nudo.
che più non ci sorprende del noi stesso
in piena luce in ombra e oscurità
abito non diverso nel tuo sesso:
lo guardo attento insieme a te patisce
il gentile morirsi d’ora in ora,
la lingua ti nomina e lambisce,
la mano ti medita e ti esplora
il respiro ti parla, il tuo tremore
del futuro svuotato m’impaurisce
l’orecchio accosto al cuore
un tempo di brevi momenti scandisce:
dove in te scopro una terra evidente
che nei previsti confini concludo
mia familiare madre e parente
coscienza e corpo nudo.
Ετικέτες
ΙΤΑΛΙΚΗ ΠΟΙΗΣΗ,
GIUDICI (GIOVANNI)
Κυριακή 27 Αυγούστου 2017
Σάββατο 26 Αυγούστου 2017
ΖΙΛΜΠΕΡ ΛΕΛΥ!
GILBERT LELY
LADY K***
Trois libertins, dotés de
verges scandaleuses,
Crachent leur foutre chaud dans tes fesses houleuses.
Ta bouche les ravive : elle aiguise leurs dards,
Et les fait se dresser comme des étendards.
Aussitôt, dessus lui, Sisyphe te bascule ;
Il te perce la motte ; Anachasis t’encule ;
Enfin, non moins heureux où l’Amour l’a placé,
Te titillant les seins, Tiridate est sucé.
Crachent leur foutre chaud dans tes fesses houleuses.
Ta bouche les ravive : elle aiguise leurs dards,
Et les fait se dresser comme des étendards.
Aussitôt, dessus lui, Sisyphe te bascule ;
Il te perce la motte ; Anachasis t’encule ;
Enfin, non moins heureux où l’Amour l’a placé,
Te titillant les seins, Tiridate est sucé.
Que par trente pénis ta vulve perforée
Dispense à mon plaisir un étui large et fou ;
Que soit d’un nègre en feu chaque vit qui te fout ;
Que ton cul nonpareil, admirable Christine
Passe dans ses exploits le cul de Messaline !
Je te ferai déesse, et tiendrai hautement
Qu’au prix du noir trésor qui s’ouvre dans ton flanc,
Les plus purs diamants arrachés à la terre
Ne sont qu’azur stérile et splendeur mensongère
Ετικέτες
ΓΑΛΛΙΚΗ ΠΟΙΗΣΗ,
LELY (GILBERT)
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